PRÉSENTATION de 10 articles publiés dans la revue « Stella Maris » entre 2005 et 2008 sur le frère Élie Cataldo de la Congrégation des Apôtres de Dieu vivant au couvent du monastère à Calvi dell’Umbria en Italie

Frère Elie et les Apôtres de Dieu

La conscience de sa vocation

Par le Père Franz Joseph Früh

 

STELLA MARIS 444

Février 2008 pp. 7-9

Paroles de présentation du Frère Elie données à Wigratzbad (sanctuaire marial) le 13 février 2007, lors de sa venue en Allemagne.

Pour chercher à pénétrer la conscience que frère Elie a de sa propre vocation, prenons comme exemple et comparaison l’apôtre Paul.  Le Cardinal Martini nous vient ici en aide avec quelques passages de la seconde épître aux Corinthiens et avec son interprétation.

Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu, lui qui nous a marqués de son sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l’Esprit.  (2 Co 1, 21)

Quand frère Elie manifeste une intention et qu’il la poursuit avec ténacité, sa force ne dérive pas de ses capacités ou de ses idées, mais de Dieu.  C’est lui qui le rend ferme.

Nous ne sommes pas, en effet, comme la plupart, qui frelatent la Parole de Dieu; non, c’est en toute pureté, c’est en envoyés de Dieu que, devant Dieu, nous parlons dans le Christ. (2 Co 2, 17)

Frère Elie se démarque des autres formes d’apostolat qui tendent à commercialiser ou à manipuler la Parole de Dieu avec un but de lucre ou de prestige ou encore à favoriser une idéologie.  Il sent au contraire que sa parole est suggérée par un autre, et que c’est Dieu qui le pousse à parler.

Car ce n’est pas nous que nous prêchons, mais le Christ Jésus, Seigneur; nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à cause de Jésus.  En effet le Dieu qui a dit:  “Que des ténèbres resplendisse la lumière”, est Celui qui a resplendi dans nos coeurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ. (2 Co 4, 6)

Frère Elie ne prêche pas lui-même, il prêche le Christ, et c’est Dieu qui insuffle en lui la lumière qui est pour lui la base pour illuminer les autres.

Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.  Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés;  ne sachant qu’espérer, mais non désespérés;  persécutés, mais non abandonnés;  terrassés, mais non annihilés.  Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.  Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle. (2 Co 4, 7-11)

On appelle ce passage le “paradoxe apostolique”...  Ici, l’apôtre Paul révèle la double expérience de pauvreté et de force.  Chez frère Elie, nous rencontrons ce “paradoxe apostolique” presque comme une expérience constante.  La conscience de sa vocation n’a rien de triomphal.  Au contraire, il connaît des tourments, des fatigues, des obstacles et des peurs et malgré cela, tout est comblé par Dieu.

Car l’amour du Christ nous presse à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.  Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. (2 Co 5, 14)

L’amour pour le Christ est la racine de laquelle provient la vie apostolique de frère Elie des Apôtres de Dieu.  Cet amour fait office d’aiguillon pour nous tous, étant donné que Christ est mort pour nous.

Témoignages

Cher frère Elie, je ne te connaissais pas, quand, voici à peine une année, en regardant à la TV “la chronique en direct”, j’ai vu une émission sur toi, avec toute ton histoire.  Quand on t’interviewait, tu as dit des paroles qui m’ont tellement touché: avoir toujours foi en Jésus, demeurer en paix avec tous et toujours pardonner même si on t’a fait du mal;  c’est seulement ainsi que Jésus nous aide et qu’il écoute nos prières.

Depuis l’an 2000, j’ai une tumeur, je luttais contre cette maladie, je priais toujours le Seigneur, mais je ne parvenais pas à pardonner à ceux qui m’avaient mal traité et qui étaient en désaccord avec moi durant toutes ces années de souffrance.  Ils ne sont même pas venus quand, en avril 2004, j’étais sur le point de mourir de problèmes pulmonaires.

Mais depuis ce jour où tes paroles m’ont frappée, j’ai réussi à pardonner et à faire la paix avec toutes ces personnes, même si malgré le pardon, certaines d’entre elles continuent à mal se comporter.  Maintenant, je suis en paix avec moi-même, et je n’ai plus de haine envers personne.

Alors j’ai voulu te connaître personnellement.  Avec mon mari et ma fille, nous nous sommes rendus à Calvi le 25 mai 2006.  A la porte du couvent, il y avait une quarantaine de personnes, et nous nous sommes mis dans la file.  Je n’osais pas y croire, si j’allais réussir à te connaître et à te parler.  J’étais désespérée, parce que la maladie progressait malgré les cures.  Devant la porte du couvent, j’ai senti un étrange parfum de rose.  Je demandai à mon mari, mais il ne sentait rien.  Après une bonne heure, la porte s’est ouverte et tu nous as fait entrer et un par un, tu as parlé à chacun.  Quand tu t’es approché de moi, il semblait que tu m’attendais et que tu savais tout.  Je me suis mise à pleurer et tu m’as dit de ne plus pleurer et d’espérer, d’avoir toujours foi en Jésus, de croire qu’il m’aide, de croire aussi aux médecins.  Nous avons prié ensemble et nous nous sommes salués.

Quelques jours plus tard, j’ai reçu une bonne nouvelle, l’espérance d’une nouvelle cure en Ombrie, à l’hôpital de Pérouge.  Maintenant, je vais chaque mois faire cette cure, et il semble que cela aille bien.  J’espère rester avec mes enfants et mon mari qui sont les personnes qui comptent le plus dans ma vie, en ayant toujours foi en Jésus grâce à toi et en priant toujours.

Graziella Leopardi.

***

J’habite Terni, et suis maman de trois enfants.  Depuis une année, ma petite Sylvia souffrait et se plaignait de maux de tête continuels.  Finalement, je me suis décidée à faire des contrôles dont la résonance magnétique.  Suite de quoi on m’a proposé de la répéter, vu que la situation veineuse n’était pas claire.  J’étais déconcertée et préoccupée.  J’en parlai à une amie dévote de frère Elie, Marguerite, qui lui en a parlé aussitôt.  Le frère a pris cette question à coeur, en demandant des nouvelles de ma fille.  Lors d’une rencontre, je lui ai parlé personnellement de cette situation et après avoir vu la photo de ma fille, il m’a dit qu’elle n’avait rien.  Le résultat de la seconde résonance magnétique a été négatif, comme il me l’avait prédit.  Je remercie de tout coeur frère Elie...

Stefania Diamanti

Frère Elie des Apôtres de Dieu

Semaine Sainte 2007

Par Fiorella Turolli

STELLA MARIS 439

Septembre 2007 pp. 13-15


 

Chaque année, dès l’entrée en carême et surtout la semaine sainte, le frère Elie participe à la Passion du Seigneur.  Voici quelques extraits des notes prises en 2007 par Fiorella Turolli, sa biographe et assistante.

25 mars 2007, 8h15

Au téléphone, frère Elie m’annonce qu’il vient de se faire tabasser par le malin vers 7h30 et qu’il est tout ensanglanté.  Resté éveillé durant toute la nuit, il décide de se lever et d’aller porter «la nourriture» aux poules.  Mais il fut assailli par une furie déchaînée qui le frappa plusieurs fois au visage et sur le corps, le laissant à terre, évanoui.  Soeur Domenica courut à son secours et essuya du mieux qu’elle put, le sang qui s’écoulait abondamment de sa bouche et du nez, elle l’aida à se relever et le raccompagna dans sa chambre.

Cette année, les coups violents ont débuté le 20 février.  Ce dernier jour du carnaval et jour de son anniversaire, frère Elie a commencé à se «sentir mal».  Dès lors, il a entamé son jeûne complet, à l’exception de l’eau, du thé, et de bouillons.

Lundi 2 avril 6h

Les frères entendent un cri en provenance de la chambre de frère Elie.  Frère Serge accourt et l’ennemi s’en va.

Mardi 3 avril

Frère Elie a le visage défait et les yeux brillants de fièvre.  Il est fort agité.  Il travaille de façon dur, pour ne pas penser à ce qui l’attend...  Vers 18 heures, la fièvre est montée.  Comme il ne tient plus debout, je l’accompagne dans sa chambre.  Il s’allonge sur le lit et ferme les yeux.  Le thermomètre affiche 41,5°.  Soudain, deux abondants filets de sang noir sourdent de son nez.  Il est très faible.  Nous lui conseillons de rester couché, mais il ne répond pas.  L’atmosphère est changée, un intense parfum de lys imprègne la chambre, tandis qu’on entend de très légers bruits.  Après quelques instants, frère Elie, avec un imperceptible sourire, lève les bras, comme si une personne invisible venait l’aider à se lever et le tirait par les bras; et de fait, il se soulève avec facilité.  Il est tourné et aidé pour s’asseoir sur le bord du lit.  Puis sa tête se met à tourner sur le cou, en bas, en haut, à droite, à gauche, comme un exercice gymnique provoqué par quelqu’un.  Il sourit.  Puis, frère Elie fait un bond et se lève revigoré.  Il va dans la salle de bain se rincer le visage ligné de sang.  Parce qu’il a peur, il rejoint ses parents, qui sont venus lui rendre visite au couvent, dans la salle de TV et s’étend sur le divan.  Mais pris d’une brusque toux, un flot de sang sort de sa bouche.  Il se tamponne avec un mouchoir et sort.  A l’entendre tousser violemment dans la pièce à côté, nous ne savons que faire.  C’est l’heure du souper.  Nous nous rendons au réfectoire en silence.  Quelques minutes plus tard, frère Elie nous rejoint et s’assied près de sa maman.  Il parvient à plaisanter avec elle, mais peu de temps:  le sang recommence à couler du nez.  Un mouchoir sur le visage, frère Elie est contraint de se retirer.

Mercredi 4 avril, 7h30

Frère Elie est présent aux laudes et à notre collation.  Il boit une tasse de thé.  Aujourd’hui, c’est sa journée de méditation et de préparation au «mystère» qui l’attend, et nous, nous devons faire de même.  Chacun se rend à son travail...

A 19h30, exactement au même endroit et à la même heure que l’an passé, en présence des mêmes personnes... la passion de frère Elie commence:  un jaillissement de sang à la tête, un évanouissement et la formation rapide de petites blessures verticales autour du front.  Tandis que le Dr. Marcelletti et Soeur Domenica le secourent, après l’avoir accompagné à la cuisine, nous nous efforçons de terminer le souper en silence.  Avant de se retirer dans sa chambre, frère Elie, contusionné et ensanglanté revient au réfectoire nous saluer.  Émus et surpris par cette visite inattendue, nous restons figés à nos places, sans même avoir la capacité de répondre à sa salutation.  Comment pouvions-nous lui souhaiter une bonne nuit?...

Jeudi 5 avril, 8h30

Après les laudes et le petit-déjeuner, nous ouvrons la porte de la chambre de frère Elie.  Un intense parfum de roses nous précède.  Son visage est défiguré, couvert de traînées de sang, les yeux fiévreux.  Les poignets et bras bandés laissent entrevoir la forme de ses plaies, de même que son maillot de corps blanc, complètement trempé de sérosités.  Nous changeons la serviette derrière sa tête.  Il se lamente.  Il est lucide et dit avoir passé une nuit terrible...  Après 9 heures, des prêtres montent visiter et si possible parler quelques minutes avec frère Elie.  Aucune curiosité, mais seulement paix, prière, et silence.

Vendredi 6 avril, 8h

J’entre dans la chambre de frère Elie et son visage est un masque de sang.  Les yeux sont gonflés et bleuâtres;  un oeil est complètement fermé comme s’il avait reçu un coup de poing.  La bouche est gonflée et tailladée sur un coin.  Ses dents sont pleines de sang.  Sur le lobe de l’oreille gauche, on voit une blessure semblable à un trou profond duquel sort du sang foncé.  Je soulève les couvertures et vois du sang partout:  frère Elie est sur un drap complètement maculé de son exsuda, tout comme les pansements aux pieds et le drap du dessus qui, tel un papier absorbant, a pompé les sérosités du maillot de corps et des plaies.  Nous voudrions mettre un drap sec sur celui qui est trempé, mais frère Elie ne veut pas qu’on le touche et trois jours durant, il restera dans ce lac parfumé.  Je prends des photos.

Le Père Oronzo Saponaro, Curé de Trevi et son père spirituel depuis 15 ans, arrive vers 10 heures.  Nous les laissons seuls quelque temps, puis le Père Oronzo nous appelle pour prier ensemble.  Lui, dans la chambre avec frère Elie, la porte ouverte, et nous à l’extérieur.  La sainte Eucharistie lui est donné.  Frère Elie est épuisé... l’heure approche.  Nous le laissons seul et descendons à la chapelle pour le chemin de croix.  Deux trois fois par jour, le Dr Marcelletti le contrôle...  Peu avant 15 h se termine sa poignante agonie.

Samedi 7 avril, 8h

Frère Elie murmure.  Son visage tuméfié montre une infinie souffrance.  Les yeux mi-ouverts sont vitreux, ils ne voient pas.  Sa main droite égraine lentement le gros chapelet en bois qu’il n’a pas abandonné durant ces trois jours.  Les filets de sang ont cessé... tout finira vers 15 heures...  De fait, j’entends des pas dans l’escalier.  J’ouvre la porte et vois frère Elie descendre.  Il est totalement «guéri».  Il me fait signe de monter pour prendre les dernières photos car les signes s’atténuent très vite...

Fiorella Turolli, Angeli e Arcangeli, n° X pp. 5-7.

Frère Elie et les Apôtres de Dieu

Frère Elie, souffrance et bénédictions

La Passion de frère Elie en 2006

STELLA MARIS 435

Avril 2007 pp. 8-10


 

Le troisième livre de Fiorella Turolli (1) narre les faits et gestes de frère Elie.  Nous présentons ici un moment de sa «passion» le Vendredi Saint 14 avril 2006.  En ces heures où nous allons revivre la Passion de Jésus, il est bon de demeurer en communion avec tous ceux qui ont reçu ce charisme de souffrir comme le Christ, pour nous rappeler que le mystère de la rédemption s'accomplit encore aujourd'hui à travers l'amour, par-delà la souffrance.

7h15. Frère Elie me fait appeler.  Je me couvre et cours dans sa chambre.  Il a les yeux vitreux et il est couvert de sang.  J’accomplis mon devoir de photographe.  Je remarque qu’il a la bouche très gonflée et les dents ensanglantées et qu’il est encore cette fois en train de mâcher une hostie blanche.  Je m’émotionne et ne parviens pas à photographier cette séquence.  Peu après, il ouvre les yeux, me regarde et me dit non sans peine:  «Les docteurs me renversent comme ils l’entendent eux...  Ouvre la fenêtre...»  Je le fais.  «Sens-tu le parfum de l’air frais?», me dit frère Elie.

«Oui, Elie... mais ce n’est pas le parfum de l’air frais... c’est celui qui provient de tes blessures.»  Puis il perd connaissance.  La cloche de la porte d’entrée tinte.  Pourtant, je n’attendais personne avant 9h 30.  Tous sont affairés à leurs fonctions, aussi je descends pour ouvrir.  Quelqu’un m’a précédée et je rencontre Julia Cucciniello, magistrat et amie, à l’entrée du réfectoire.  — Je sais que je suis en avance, me dit-elle, mais je vais devoir repartir tout de suite.  — Attends-moi ici, je monte chez frère Elie, et je reviens de suite.  Mais au moment où je franchis sa porte, la même scène de l’hostie se représente à mes yeux:  frère Elie est en extase, et sur sa langue, une pure hostie blanche est bien visible.  Le Père n’abandonne pas son fils, il le soutient lui-même, avec le pain de la Vie!

«Julie! Julie!...»  Le Seigneur me procure une nouvelle occasion, en me faisant accompagner d’un témoin notable.  De fait, Julie me rejoint en quelques instants, pour arriver à temps et constater ce que je suis en train de voir.  Je comprends que le Seigneur veut qu’elle produise des preuves, ainsi, cette fois, je prends mes photos (qui cependant montrent seulement le moment où frère Elie ferme la bouche...).  Entre ses lèvres, on ne remarque plus qu’un petit fil blanc.  Et maintenant, pour frère Elie, les longues heures de la crucifixion commencent.  Il est neuf heures, les médecins arrivent, suivis de quelques amis et de prêtres qui commencent à confesser dans la chapelle...

Les bénédictions obtenues par l'intercession de frère Elie

Guérie d'un sarcome

Je m’appelle Rosanna et j’ai 48 ans.  En juin 2005, on m’a diagnostiqué un sarcome utérin.  Étant donné l’urgence de la situation, j’ai été immédiatement soumise à une intervention chirurgicale, suivie de plusieurs séries de chimiothérapie, entre juin et novembre 2005.  Hélas, en avril 2006, lors d’un contrôle de routine, on a diagnostiqué une réactivation de la maladie, cette fois sous forme agressive.  En juin, devant les résultats préoccupants des examens, les médecins ont décidé d’attaquer le mal par une nouvelle série de chimio.  Entre temps, Graziella, ma belle-soeur, m’avait parlé de frère Elie, et moi, revenant à la foi dans ces moments difficiles, j’ai éprouvé un irréfragable désir de le connaître.  Le 3 juin, nous nous sommes rendus à Imperia, mais vu la foule, il n’a pas été possible de le rencontrer.

Alors, avec mon mari et ma belle-soeur, nous avons décidé d’aller à Calvi.  La rencontre avec frère Elie a eu lieu le 6 juin.  J’en garde un vif et intense souvenir.  Je lui ai parlé de mon problème en pleurant, alors lui, m’infusant beaucoup de calme, m’a dit de me tranquilliser.  Je me souviens encore des paroles qu’il m’a adressées:  «Les médecins peuvent dire ce qu’ils veulent, il faut contrôler les sucres et suivre une alimentation intégrale avec des fruits, de la verdure et des légumes.»  Je suis revenue à la maison très confiante, pleine de joie et de sérénité, et j’ai immédiatement commencé à suivre ses conseils.  Le 16 août, le contrôle médical a révélé la disparition totale de la maladie, il n’y avait plus la moindre trace des lésions antérieures, le mal était totalement disparu!  Maintenant, je suis une personne différente, consciente qu’à travers frère Elie, Dieu a voulu me faire un beau cadeau, en changeant le destin de ma vie, en me permettant de vivre encore des années heureuses auprès de mon mari.

Rosanna M.

La guérison du petit Vito

Je suis Maria Izzo, née dans la province d’Avellino le 9 septembre 1940.  J’ai vécu à New York, pendant 25 ans, et je suis rentrée en Italie depuis 6 ans.  Mon frère qui est resté aux USA m’a téléphoné au mois de juin pour m’annoncer que son fils Vito, de deux ans et demi, était affecté d’une tumeur à la mâchoire droite.  Il m’a demandé en pleurant de prier pour le petit Vito.  Le 2 juillet 2006, je suis allé chez frère Elie, avec la photo, et je lui ai demandé de prier pour le petit.  Frère Elie a béni la photo et m’a dit de prier.  Le 6 juillet, j’ai téléphoné à mon frère pour avoir des nouvelles, et j’ai appris avec joie que la tumeur avait disparu miraculeusement.  Précisément, les médecins, avant de l’opérer avaient refait les enquêtes diagnostiques et ils n’avaient plus trouvé aucune lésion oncologique.  Les docteurs ont dit à mon frère: quelqu’un a prié pour vous, c’est un miracle.  Le petit n’a plus besoin de quoi que ce soit; il est joyeux, il vit tranquillement, comme un petit enfant de son âge. Merci Jésus, merci frère Elie.

Le témoignage suivant montre que le Seigneur aime toute sa création, toutes ses créatures, dont les animaux.

Chère Fiorella, te souviens-tu de notre dernière rencontre?  Quand vous êtes arrivés chez nous, nous vous avons accueillis avec la cohorte des chiens.  Il manquait seulement la chienne Molly, que nous avons tenue dans la maison, parce qu’une semaine avant, en rentrant chez nous, je l’avais renversée avec la voiture et l’avais blessée au museau et de façon plus grave au bassin.  Elle n’avait rien de fracturé, mais elle n’avait plus de force dans ses pattes postérieures, pour se soulever et marcher, et aussi parce qu’elle a déjà seize années: nous devions l’aider.  Frère Elie m’avait écouté avec attention, quand je lui avais expliqué l’incident.  Tandis que nous mangions, Molly a commencé à grogner, comme elle fait toujours.  Pensant qu’elle voulait sortir, je l’avais aidée à se soulever, mais ce n’était pas ce qu’elle voulait:  elle voulait seulement participer à notre conversation... et elle a continué à «maronner».  Frère Elie l’a observée longuement et aussi à chaque fois qu’elle recommençait à «parler», en même temps qu’il l’a doucement caressée.  Quand vous êtes partis, nous nous sommes affectueusement salués comme d’habitude.  J’ai remarqué que Molly était avec nous dans le jardin, pensant que Luciano l’avait aidée à se mettre sur ses pattes.  Deux heures plus tard, une amie est venue nous voir.  Au coup de sonnette, comme il arrive toujours, les chiens ont joyeusement couru à sa rencontre et même Molly, qui était étendue sur le pavé de la cuisine, s’est soulevée sans aucune fatigue, et elle a couru vers la porte d’entrée.

Moi, j’étais étonnée, sans plus.  Vu l’attitude du frère Elie, j’avais eu l’intuition de ce qui serait arrivé.  Je me suis tournée vers Luciano:  «Frère Elie Et lui, séraphique, avec l’air de quelqu’un qui n’a aucun doute: «Frère Elie, c’est naturel!».  Voilà, pour nous, c’est aussi cela, frère Elie: un ami spécial, auquel nous sommes liés d’une profonde affection et qui a voulu nous faire un dernier cadeau.  Il lui déplaisait que nous soyons encore attristés à cause de Molly et, en silence, avec simplicité et humilité, il a demandé là-haut, alors que nous partagions le repas, l’aide de Quelqu’un qui l’a tout de suite exaucé.  Après un mois, je suis heureuse d’affirmer que Molly se trouve encore mieux qu’avant.  Elle est exubérante et elle continue de tenir son rôle de chef de troupeau.  Merci de tout coeur, frère Elie! Que le Seigneur te soutienne toujours, qu’il t’illumine et t’aide dans ton difficile apostolat.  Je t’embrasse bien fort.                           Mariuccia

Note (1) :  Il est déjà traduit en français, on peut le commander maintenant.

Aucun de nous ne connaissait sainte Thècle, vierge et martyre

Par Fiorella Turolli

STELLA MARIS 425

Mai 2006 pp. 9-11

Frère Elie s’est rendu à Bruxelles les 22-23 octobre 2004.  Il fut accueilli par Guillaume, l’organisateur de ce voyage.  Une surprise attendait Frère Elie:  ses hôtes lui offrirent quatre superbes reliquaires anciens, des «martyrs innocents», reliques que le Frère espérait avoir depuis longtemps.

Fiorella Turolli raconte (1):

Un jour que frère Elie invoquait les jeunes martyrs innocents, il reçu un message de la voix habituelle qui le guide:  «Ne t’inquiète pas, sainte Thècle t’attend...».  Frère Elie ne comprit pas le sens de ces paroles, il ne connaissait même pas cette sainte.  Début octobre 2005, Guillaume était en compagnie de Jean-Marc, quand d’un coup il lui demanda du papier et un crayon, parce qu’il allait recevoir un message qui le concernait.  Sainte Thècle se présenta comme étant une Vierge martyre.  Une couronne de roses rouges, symbole des martyrs, surmontait son voile léger.  Guillaume l’atteste:  «Aucun de nous ne connaissait cette sainte, et Jean-Marc fut surpris que cette sainte veuille parler précisément avec lui. »  Elle dit qu’il déplaît au Seigneur que les reliques soient oubliées et que les gens ne sachent plus qu’elles ont un grand pouvoir de guérison.  Puis, elle nous informa de la venue de Frère Elie à Bruxelles pour les 22-23 octobre, et que très bientôt, nous allions trouver des reliques de vierges martyres qui lui sont destinées.  Guillaume poursuit:  « Après ce message, aussi bien Jean-Marc que moi-même, nous sommes restés perplexes, autant pour le message lui-même que pour l’identité de la sainte dont nous ignorions l’existence. »  Nous demeurions dans l’attente, quand la semaine suivante, je fus appelé par un prêtre d’une église que je ne fréquente pas.  Il me dit qu’il avait entendu parler de moi comme organisateur de groupe de prière et de pèlerinage.  Il me dit qu’il avait énormément de reliques de martyrs innocents qui étaient oubliés et qu’il cherchait à les céder.  Me souvenant du message de sainte Thècle, je les ai acquises avec les reliquaires et je les ai ramenées à la maison pour les offrir à Frère Elie...  « Voilà, Frère Elie, elles sont pour toi!»  Frère Elie écouta attentivement chaque parole et quand il entendit le nom de sainte Thècle il exulta:  «Je le savais, la voix me l’avait annoncée mais je n’avais pas compris.»  «Je dois encore te dire une chose, Frère Elie, reprit Guillaume, sainte Thècle a dit à Jean-Marc comment tu dois utiliser les reliques...(2) tout est écrit là.»  Et il lui remit une feuille de papier que moi, Fiorella, j’ai traduite sur-le-champ.

Comment utiliser les saintes reliques , source de guérison ?

Et voici ce message de sainte Thècle que Jean-Marc a fait parvenir à notre rédaction.  Lisieux, le 9 octobre 2005

Sainte Thècle (Vierge Martyre du 1er siècle, fêtée par l’Eglise catholique le 24 septembre) se manifeste d’abord par un parfum semblable à du jasmin.  Elle est vêtue de blanc immaculé, et porte sur sa tête un voile blanc vaporeux.  Elle tient à la main droite une palme d’or.  Elle est envoyée de la part de Dieu pour nous donner un enseignement sur le culte et la puissance de guérison des reliques des saints, des martyrs et des reliques de Notre Seigneur.

Sainte Thècle:

Les reliques des vierges martyres seront utiles pour le cas des femmes stériles et pour les femmes ayant avorté.  La relique de la Sainte Croix doit être imposée sur les malades et sur les zones malades.  Dire un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père.  On peut aussi imposer les reliques sur les photos des malades.  Invocation à réciter:  «Sainte Croix, sauvez-nous».

Faire un signe de croix avec la relique que le malade pourra embrasser.  Les reliques de la sainte Croix sont utilisables pour les personnes atteintes du sida et du cancer.  Prière spéciale:  3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 3 Gloire au Père.  Si nécessaire à dire trois fois.  Les reliques doivent être enveloppées dans un tissu blanc.  Ce tissu peut ensuite être découpé et donné aux malades comme relique secondaire.  Les saintes reliques de la Passion peuvent être utilisées pour les maladies du cerveau, de l’âme et les problèmes diaboliques.  Les reliques des saints Docteurs de l’Eglise doivent être utilisées pour les personnes ayant des problèmes de peau, de foie et de coeur.  Les reliques de saints Apôtres: pour les personnes atteintes de maladies nerveuses et de dépression.  Ces reliques rayonnent et transmettent la paix du Seigneur.  Les reliques de la sainte Vierge et de saint Joseph sont utiles pour toutes les maladies.  Pour les agonisants, imposer la relique de saint Joseph et réciter des prières en faveur des âmes du purgatoire.  Reliques des grands prédicateurs et des témoins de la foi:  sainte Thérèse de l’Enfant -Jésus, saint Curé d’Ars, bienheureuse Mère Teresa, bienheureux Père de Foucauld...  Pour la conversion des âmes, imposer la relique sur le cœur de la personne.  Les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sont utiles pour les petits enfants.

On peut donner les images des saints après qu’elles aient touché leurs reliques, les malades peuvent les porter sur eux.

Si possible, que le malade se mette à genoux et qu’il récite d’abord l’acte de contrition.  Une bonne confession est souhaitable au préalable.  Très important: allumer une bougie devant un crucifix.  Faire l’imposition de la relique alors que le malade contemple la croix.

Les reliques des saints pénitents sont à utiliser pour les problèmes d’alcoolisme, de drogue, de tabagisme.  Il faut que la personne dise:  «Je promets devant Dieu de renoncer (au tabac, à l’alcool, à la drogue...).  Donnez-moi la force d’y résister.»

Chaque relique a un rayonnement particulier d’amour, de paix et de guérison.  C’est une bénédiction permanente de Dieu dans les maisons où les reliques sont vénérées, mises dans un lieu de prière.  Il est nécessaire d’avoir une prière confiante dans la foi en Dieu, empreinte d’espérance et d’abandon à la volonté de Dieu.  Pour obtenir plus de grâces, il est souhaitable de réciter la litanie des saints devant les reliques et d’ajouter le nom du saint ou du martyr (s’il n’est pas inclus dans la litanie).  Je vous signe, de la part de Notre Seigneur Jésus Christ...  Jean-Marc: «Qui êtes-vous?»  — «Je suis sainte Thècle, vierge et martyre. »  A noter que Jean-Marc qui ne savait rien de cette sainte a reçu des documents sur la vie et le martyre de sainte Thècle et, peu de temps après, un reliquaire contenant une relique de sainte Thècle!

Notes:
(1) Reprise partielle de la Revue de la Communauté religieuse du frère Elie des apôtres de Dieu: Angeli e Arcangeli n° 7, p.5-6.

(2) Les Editions du Parvis ne procurent pas de reliques!  C’est souvent la Providence (où les saints) qui aiguillent des personnes choisies, pour leur permettre de conserver dignement leurs reliques.

Projets de Frère Elie des Apôtres de Dieu

STELLA MARIS 421

Janvier 2006 pp. 32-34

Nous terminons notre entretien de mars 2005 (voir article de Stella Maris 412) avec frère Elie Cataldo, fondateur de la Congrégation des Apôtres de Dieu en évoquant les projets qui ont mûri dans le cœur du frère Elie.

(FT)  Frère Elie, quelle sera la vocation de ce couvent?

Nous préparons une Maison familiale, un lieu d’accueil où tous pourront demander de l’aide.  L’objectif étant de recréer le climat familial où chacun pourra éprouver ce qu’est être aimé en tant que fils, parent, grand parent, frère, etc… en sorte de pouvoir donner en retour de l’amour aux autres.  Parce que celui qui est aimé apprend à aimer à son tour.  Le projet qui doit se réaliser ici est pour des jeunes en difficulté, marginaux, violentés.  Et nous donnerons à ces jeunes la paternité qu’ils n’ont pas dans leurs familles aujourd’hui.  Nous leur donnerons l’école, et quand ils voudront partir à leur majorité, nous les aiderons pour trouver du travail, en fonction de leurs dispositions, nous serons à leur côté pour les soutenir.  Le Seigneur nous donnera la force de les aider à bien faire.

Ce n’est qu’une partie de votre mission?  Dans la règle que vous avez écrite, vous parlez des «apôtres pèlerins».

Le pèlerin, c’est un autre projet que celui de la maison d’accueil pour des jeunes garçons.  Pèlerin signifie pèlerin pour le monde et dans le monde.  Nous irons partout où on nous appellera pour évangéliser et parler de l’amour de Dieu et de la charité chrétienne, voilà le pèlerin.  C’est une mission.

Et vous devez mener ces deux missions de front?

Ensemble, oui, on va dehors pour évangéliser, tandis qu’ici demeure les soeurs avec d’autres frères, pour la famille.  Le soir, quand je rentre à la maison, j’écoute les jeunes, et chacun, et nous passons une soirée fraternelle.

Et comment va se réaliser concrètement cette maison?

Cela se fera peu à peu, parce que aujourd’hui, nous n’avons pas tant de rentrées.  Maintenant nous sommes comme suspendus parce que nous ne savons pas bien encore où et comment on doit procéder.  Mais un pas à la fois, je suis sûr que le Seigneur nous donne la force et nous aide.

Cette maison d’accueil sera la première, d’autres suivront?

Oui, déjà dans la province d’Udine, à Cerci Vento, près de la frontière de l’Autriche, il y a une belle maison (inaugurée le 3 juillet 2005).  Là nous devons cultiver les herbes médicales et officinales, pour avoir un soutien…

C’est un autre projet?

Oui, des projets, il y en a.  Mais ils ne sont pas encore mis en route, parce que nous n’avons rien, sinon ce couvent que nous venons d’acquérir.

Vous avez des capacités au sujet des plantes?

Oui,

C’est une aptitude professionnelle où un don?

C’est les deux, professionnel et don.  J’ai la connaissance des plantes.

Vous aurez la possibilité de traiter le Sida?

Dans ce cas, le Seigneur donne la vie à chacun, mais ce sont les hommes qui se rendent malades.  Si le Seigneur avait une baguette magique… il l’aurait donné à chacun!  Dans la nature, il y a tout…

Fiorella Tirolli raconte comment le projet du Frère Elie est né

Un soir, il me parla d’un habit blanc qu’il devrait endosser un jour:  «J’ai eu un songe, il y avait beaucoup de moines avec des habits blancs, et mon ange me disait que moi aussi, je devais en endosser un… mais pas vraiment comme celui-là…»  Puis, il continua:  «J’ai pensé que dans ma maison de famille, je ne pourrais pas rester avec des habits normaux.  Il faudra que, d’une certaine manière, je me distingue des autres, et puis moi, je suis un homme de Dieu… et le frère de tous… dans ma maison, on travaillera et on priera, et tout le monde devra savoir qu’Elie aura des règles à respecter selon la volonté du Seigneur…»

(FT)  «Tu es en train de me raconter que tu voudrais fonder une nouvelle congrégation religieuse?».

— «Peut-être que oui».  Elie scrutait dans le vide comme s’il y cherchait des réponses et puis il me répéta:  «Je dois le faire».  (FT) «Tu seras aussi prêtre?» — «Non. Seulement frère.  Frère Elie».  Ainsi une “Fondation de frère Elie des Apôtres de Dieu” se constitua officiellement à Vérone, le 20 septembre 2001, avec pour objectif de poursuivre exclusivement des buts de solidarité sociale et en particulier:  promouvoir l’assistance de toutes les personnes, en particulier les plus faibles économiquement, quelle que soit l’aide dont elles ont besoin, jeunes ou vieux, bien-portants ou malades d’âme et de corps.  Promouvoir tout type d’activité religieuse, formatrice et culturelle, sociale et bienfaitrice, sportive et récréative.  La fondation ne peut avoir d’activité institutionnelle différente des œuvres de bienfaisance.

« Un jour, frère Elie me raconta que sa communauté devait être différente de toutes les autres, sans pour cela être nécessairement meilleure,… elle ne devait pas non plus s’adresser spécifiquement à des catégories particulières comme les drogués, les filles mères, les personnes âgées, mais essentiellement être capable de donner de l’amour aux plus faibles, aux plus délaissés, aux plus marginaux, spécialement aux jeunes risquant une marginalisation dans la société à cause de carences affectives dans leur vie familiale et leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.  Il prendra comme modèle la famille chrétienne…  Et de fait, le but de frère Elie est celui de créer une grande famille où tous les membres, jeunes et moins jeunes, s’intégreraient en se rendant utiles dans la communauté elle-même.  Cette maison familiale devrait être gérée par lui-même et par ses frères (pour la partie éducative) soutenus par deux familles comblant toute l’absence de la famille d’origine.  A leur tour, ces familles recevraient l’aide des membres adultes de la communauté, personnes autrefois esseulées mais qui, réconfortées par l’amour fraternel, retrouveraient vite la joie de vivre.  Parce que l’amour nourrit et transforme.  Qui reçoit de l’amour, saura donner de l’amour, qui grandit dans les affections premières se transformera en homme serein et sûr.  Ainsi, se formeront les hommes de demain, donnant en même temps, réconfort aux femmes et aux hommes d’hier qui avaient perdu toute espérance, les valorisant selon leurs talents.  Les jeunes transmettront force et courage, les moins jeunes ordre et sagesse…  Parallèlement, frère Elie et ses frères entendent aussi apporter une aide extérieure, là où cela sera possible, aux parents de ces jeunes en difficulté (mère dépassée, père alcoolique etc…) en sorte que les jeunes à leur retour puissent trouver une famille préparée à les accueillir.  De son enthousiasme, naissait l’ébauche d’un vrai projet avec horaires et méthode de travail (1)».

Notes:
(
1).  Frère Elie des Apôtres de Dieu, Tome 2 p. 76.

(FT)  Paroles de Fiorella Turolli en italiques.

—  Paroles du frère Elie

Frère Elie des Apôtres de Dieu

Pèlerin dans le monde pour l’amour de Dieu

STELLA MARIS 419

Novembre 2005 pp. 37-ss

Nous poursuivons notre entretien de mars 2004 avec Frère Elie Cataldo, fondateur de la Congrégation des Apôtres de Dieu. (voir Stella Maris 418)

(FT)  Vos stigmates s’ouvrent-ils chaque jeudi?  / — Oui.

La Madone vient-elle vous visiter auparavant?  / — La Madone vient le jeudi, nous prions, et quand elle s’en va, la souffrance arrive et voilà.  Elle me donne davantage de force pour supporter la souffrance.

Cette souffrance, vous la portez ou vous la supportez?  / — Je la porte, je l’ai sur le dos, toujours. Pour vous dire la souffrance, vous devriez être là et me regarder pendant cinq minutes.  Alors vous sauriez ce qu’est la souffrance, sans que j’aie besoin de vous le dire.

Certains mystiques aspirent à communier aux souffrances du Christ pour réparer.  / — Moi, la souffrance, je ne la désire pas!

Que peut-on dire à ceux qui souffrent?  Certains disent qu’ils ne faut rien dire?  / (Silence) / Ce n’est pas vrai qu’il ne faut rien dire à la personne qui souffre.  Vous devez donner de suite une réponse forte d’amour à la personne qui souffre, une réponse nette, qui doit la mettre à son aise.  Si elle a une tumeur, vous ne pouvez pas dire:  «Vous allez mourir!», parce que s’il y a vie, il y a espérance.  Aujourd’hui, la tumeur peut guérir, à l’inverse de l’orgueil, qui ne te fait jamais mourir, mais que tu dois faire mourir pour avoir la Vie.

A ceux qui souffrent beaucoup…  / — Le Seigneur me donne immédiatement une réponse dans le cœur.  Il me parle et moi je communique immédiatement ce qu’il me transmet.

C’est une réponse qui se fait dans le cœur?  / — Oui, et je la transmets aussitôt.

Vous l’entendez comme vous entendez ma voix?  / — Oui.

C’est continuel?  / — Il y a beaucoup de malades, et quand je fais trois jours de mission, il y a des centaines de personnes.  Mais la réponse est pour tous.  Il n’y a personne d’exclus.  Il y a une réponse juste pour chaque personne, une parole appropriée.

Quand une personne fait une dépression…  / — Si elle est atteinte de dépression, vous devez dire:  Te souviens-tu, quand le Seigneur a fait sortir ses enfants d’Egypte?  Avec Moïse, il a fait passer toutes les personnes…  Et le Seigneur a dit:  «Je renverserai cheval et cavalier dans les eaux de la mer.  Que celui qui est fort et courageux vienne sur l’autre rive et je lui tiendrai la main.»  Ce qui veut dire que celui qui fait de la dépression n’est pas malade, c’est quelqu’un qui pense aux choses anciennes et qui les met au présent.  Si au lieu de penser au passé il vient à penser au présent, tout se met en place.  Sa maladie, c’est de se mettre à penser au passé.

A Zoug (Suisse), on vous a présenté un enfant handicapé profond dans une chaise roulante.  / — J’ai dit aux parents qu’ils essayent d’être forts et de lui rester proches.  Et qu’ils lui donnent la force...  Qu’ils soient plus tranquilles et plus sereins, qu’ils montrent beaucoup de patience avec leur enfant, parce qu’avec le temps, pour moi, ça s’arrangera.  Je suis sûr que le Seigneur travaille pour les enfants, parce que ce sont ses enfants.  Il faut de la patience, et après il arrivera quelque chose pour Matteo.  Je le rappelle toujours dans mes prières, mais eux doivent aussi prier pour lui.  Et moi je suis sûr qu’avec la croissance, ça s’arrangera et se mettra en place.  (Prière du Frère Elie pour cet enfant.)

Vous avez touché sa tête?  / — Oui, j’ai touché sa tête.

Dans vos mains, il y a aussi un don naturel, non?  / — Non, ce n’est pas moi; ce n’est pas moi qui veux mettre mes mains, mais de mon cœur surgit cette parole:  «Touche-le!».  Je reçois des paroles, mais pas d’images ni de visions.  Parfois, je ne touche pas la tête, mais la colonne vertébrale.  Je suis en train de faire une bénédiction sur une personne et puis je dois la toucher comme ça, non parce que je veux, moi, la toucher, mais parce qu’il y a quelqu’un qui me dit de la toucher ainsi.

Fiorella Turolli parle dans son livre de votre passage chez des experts américains et italiens (1), pour étudier l’énergie qui émane de vos mains.  Ils ont dit que vous aviez la puissance la plus forte qu’ils aient enregistrée…  / — Cette aura n’est pas de moi; elle vient de Dieu.

Sentez-vous quelque chose qui sort de vous, comme Jésus quand la femme toucha son vêtement?  / — Oui, je sens l’énergie qui passe.

Dans les cas de guérison, recevez-vous une parole?  / — Quand une personne vient pour convertir son cœur, qu’elle sait que la vie est un passage, qu’elle sait aimer et qu’elle sait pardonner (et dans pardonner il y a oublier et aller de l’avant), et qu’elle se convertit et qu’elle oublie et progresse, à ce moment, le Seigneur l’a déjà guérie.  Mais si elle ne pardonne pas et n’oublie pas, alors ils ne peuvent rien faire.  Donc le pardon est une clef centrale et unique de la vie.

Et vous savez le résultat de votre action?  / — Oui, je le connais, mais je ne peux pas le dire.

Vos stigmates gardent toujours la même forme.  Quand elles s’ouvrent, c’est de part et d’autre des poignets et des pieds?  / — Oui.

Et sur le côté?  / — N’avez-vous pas vu les photos dans le livre?

Dans la souffrance, êtes-vous toujours conscient?  / — Non, pas toujours; ces jours-là je les passe au lit.  Par exemple, ces jours (en carême), je vais m’allonger, je n’ai pas la force de me lever ni de rien.  Je reste dans la chambre, c’est tout.  Je les vis en communion avec le Seigneur, en même temps qu’en communion avec mes frères et sœurs.

Et quand vous êtes souffrant, vous ne pouvez aller à la messe?  / — Je vais à la messe tous les jours, dans des lieux que je ne connais pas, y compris dans d’autres pays avec d’autres langues.  Le corps reste là…, mais les autres me voient à la messe.

Et la communion, vous la recevez?  / — L’ange me l’apporte.

Quelle est la grâce de la communion?  / — Dieu veut venir habiter en nous qui sommes son temple par le sacrement de l’Eucharistie.  La communion purifie le corps, le temple de Dieu.  Le Seigneur entre en nous, il est avec nous.

Dans l’eucharistie, recevez-vous un soutien spécial pour porter les souffrances?  / — Un soutien moral de la part du Seigneur.  Il me donne la force de porter, parce que ces trois jours où je suis mal, je ne réussis plus à rien faire.  Mais il me soutient; mon ange arrive, il me prend la main et me dit: «Allons!» et on s’en va.  Mais mon corps reste dans le lit!

Ici, nous perdons pied!  Nous, nous n’avons pas cette expérience, vous pouvez expliquer?  / — Je peux vous dire que pour moi, c’est une chose belle, parce que je vais hors de mon corps, je vais ici et là, où ils me disent d’aller, et je suis toujours accompagné de quelqu’un.  On va prier pour des personnes qui souffrent, on va à l’hôpital, on va secourir d’autres personnes, des missions.  Et après, quand je reviens à moi, j’ai de la peine à m’habituer.  Par exemple, je suis debout.  Si j’avais mangé la pasta et ce que vous, vous avez mangé, j’aurais été malade.  J’ai mangé du pain grillé, c’est tout.  Depuis cette année (2004) je mange du pain, de l’eau, et de la salade et ça va bien!  Ceci, durant tout le carême.  Ensuite, je mange normalement.  Et quand je mange le pain je sens le parfum dans ma bouche, toujours le même.

Beaucoup sentent un parfum auprès de vous.  / — Les parfums viennent de l’air, ils ne viennent pas de moi.  Je ne sais pas moi-même comment cela se produit.

Vous les sentez aussi?  / — Oui, je les sens.  Et même je les bois et ce que je mange, c’est tout parfumé!

Pourquoi ce jeûne de carême?  / — Une nuit de carême, j’ai demandé à mon Ange pourquoi est-ce que je jeûnais?… il m’a demandé si j’avais faim.  — “Non”“Ceci est une preuve pour te montrer que tu n’as faim que de l’amour de Dieu qui tous les jours se manifeste près de toi.  Comprends-tu?”

— “Et maintenant, qu’est-ce qui m’attend?”  “Ne crains pas, tout te sera indiqué.  Tu auras la force de l’Esprit Saint qui descendra sur toi et tu en seras le témoin”.

L’expérience d’aller hors de son corps, c’est comme d’être au Ciel?  / — Tu te sens léger, tu es une plume quand tu t’en vas.  Il n’y a plus de distance ni de temps.  C’est une dimension totalement diverse de celle d’ici-bas.

En “volant comme une plume” vous êtes allé à Rome?  / — Oui, pour prier pour le Saint-Père Jean-Paul II, en bilocation.

Donc il vous connaît?  / — Oui, il me connaît, mais dans la prière.  Il ne me connaît pas parce qu’ils mettent des verrous pour ceux qui viennent.  On ne te laisse pas aller.

Et la communication?  / — Elle se fait avec les yeux, l’âme a des yeux.

Mais les anges?  / — Ils ont aussi des yeux.

Donc il n’est pas besoin de parler?  / — Si je viens à parler, ils me répondent.  Moi, je parle, mais eux me communiquent par les yeux.

C’est une “expédition” qui vous impressionne?  / — Non, je reste le même, je ne suis pas timide.

Parler avec le Père, avec Marie, n’est-ce pas impressionnant?  / — Non, parce que c’est différent d’ici-bas.  Quand tu es en présence du Seigneur, tu es l’unique personne.  Quand la Madone me pose ses mains sur la tête, qu’elle me donne la bénédiction et qu’elle me signe sur la tête, après, c’est elle qui me fait aller de l’avant.  Mais je ne vais pas de-ci de-là et je ne parle pas de moi-même.  Absolument pas.  Moi, je n’ai jamais rien demandé.  Et je ne parle pas librement de ces choses, cela ne me plaît pas, je les garde pour moi.  “Basta”.

Dans vos visions, vous avez vu des scènes du passé, Jésus avec ses disciples?  / — Oui.

Quand vous lisez une page d’Evangile?  / — Ah non, pas du tout.  Si je fais une lecture et que je médite, il ne se passe rien.  Les visions viennent à l’improviste.

Vous avez vu l’au-delà, le ciel, le purgatoire, l’enfer?  / — Oui, je les ai vus.  L’enfer aussi, mais je n’y suis pas allé.

Quel effet?  / — Il y a des évêques, des prêtres, des papes aussi, des frères, des moines, il y a de tout.  Et l’orgueil.  Ces fils de Dieu n’ont pas eu le courage de dire la vérité devant le Seigneur…

Les âmes du purgatoire vous visitent-elles pour demander des prières?  / — Oui.

Vous ont-elles dit ce qu’elles vivaient là?  / — Oui, mais je ne peux vous le dire.

Le Seigneur vous fait-il voir des faits importants qui vont arriver?  / — Le 11 septembre 2001, j’étais à Vérone.  Le matin, je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui.  Mamma Anna... me demande:  «Alors frère Elie, qu’est-ce que tu as rêvé cette nuit? »  — «Ecoute, j’ai rêvé de poussière, j’ai rêvé de feu, je voulais courir pour sauver les personnes qui tombaient, qui mouraient et je ne réussissais pas à les sauver.  Il y avait quelqu’un qui me retenait.  Mais des choses comme celles-là, je n’en ai jamais vu!»  Elle demande:  «Mais où c’était? »  «Je ne sais pas.  Peut-être en Amérique, où il y a des gratte-ciel comme ça?  Ou ailleurs? »  Et à quinze heures, on me téléphone tout épouvanté:  «Tu sais ce qui est arrivé?»  «Non».  «Regarde le téléjournal.  Deux tours sont tombées en Amérique…»  C’était ce que j’avais vu le matin même.

Et ces rêves prémonitoires vous arrivent-ils de temps à autre?  / — Oui.

Avez-vous vu l’attentat terroriste ferroviaire en Espagne?  / — Oui.

Pouvez-vous faire quelque chose alors?  / — Prier.  Ceux qui font la guerre n’ont pas de cœur, ils ne savent pas aimer, il faut prier.  Le Seigneur m’a dit:  «Jamais un homme ne fait la guerre seul.  Il faut au moins deux hommes.  Alors si vous vous asseyez et que vous vous regardez en face, que vous vous parlez, vous vous levez, vous vous donnez la main et vous devenez des frères.  Et tout est remis en ordre.  Mais si vous vous levez et que vous vous tournez le dos, un des deux disparaîtra le premier. »

Quand vous voyez les bons anges, vous voyez aussi les mauvais?  / — Oui, mais les bons anges me protègent pour une part; après ils vont au secours d’autres personnes, et quand les mauvais m’attaquent, je les prends, je me défends avec la prière, ça suffit.  C’est l’unique arme que nous ayons.

Les anges vous donnent aussi des messages?  / — Oui.

Avez-vous reçu un enseignement sur la façon de vivre…  / — Oui.  Le Seigneur m’a enseigné à savoir vivre en communauté, comment la communauté se construit au jour le jour, dans l’abandon à la Providence.  Comme il disait à ses apôtres:  «Ne regardez pas ce qui se voit, mais regardez ce que vous êtes en train de faire.  Alors vous verrez que tout vient à son accomplissement. »  Et je vois parfois que mon frère Serge a du mal à accepter, mais je l’encourage à rester en paix.

Le Seigneur vous donne de nombreux signes, comme en voiture…  / — Dans tous les lieux où nous devions aller, il y avait souvent du brouillard (2), il se formait comme une caverne et on passait comme dans un tunnel, le brouillard se levait devant nous...

Éprouvez-vous des doutes parfois?  / — Non.  Au début, j’avais des doutes, quand j’étais mal, dans la souffrance, et que je n’en voulais pas.  Mais maintenant, non.  Il m’a donné la certitude, l’amour, le pardon, Il m’a tant donné.

Chez les capucins, aviez-vous parlé à votre Père spirituel de ce qui vous arrivait?  / — Non.  Je disais tout, mais comment lui dire la vérité quand il m’a déclaré qu’aux choses mystiques, je ne devais pas croire?  Il m’a contraint à ne pas lui en parler.  Après j’ai pris un autre Père, Sergio, devenu prêtre diocésain, je me suis ouvert à lui et il est devenu mon directeur spirituel actuel.

Quel est son rôle si vous avez conseils et assistance du ciel?  / — J’obéis.  Si je trouvais un bienfaiteur pour payer la rénovation du couvent, je resterais au couvent.  Mais, je suis un pèlerin et je dois aller dans le monde pour prêcher, c’est à cela que je dois obéir.  Partout où l’on m’appelle pour avoir les prières et les bénédictions, je suis prêt, je vais parler de l’Evangile et de l’Amour de Dieu.  C’est un grand besoin.

Donc votre mission est pour le monde entier?  / — Oui.

Tous peuvent vous inviter?  / — Oui.  Pour cela il faut voir avec Madame Turolli (3).  Je fais une prédication selon l’Evangile, à la fin de la messe, selon ce que me demande le prêtre...  «Pourquoi êtes-vous venu à moi?  Je suis venu pour prier avec vous.  Et vous qu’attendez-vous de moi?  Des prières?»  Je peux voir dix ou vingt personnes à la fois et donner à chacun une parole qui donne réconfort, sans exclure personne.  Toutes les personnes sont malades, toutes ont des difficultés, toutes cherchent la sérénité…  Mais dans le temps du Carême, je reste au couvent, je ne peux pas rester debout, je ne suis pas bien…

Notes:
(1).  «Frère Elie des Apôtres de Dieu», Tome 1, p. 67-71.

(2).  «Frère Elie des Apôtres de Dieu», Tome 2, p. 62-63.

(3).  Fiorella Turolli, Via Roma 25,

I-25020 Torre Boldone, Bergamo,

ITALIA

Tél. 00 39 33 57 5 0 32 22 aux heures de bureau.  Il y a 6 heures de décalage horaire avec nous.  Midi à Montréal et 18h00 ou 6h00 p.m. en Italie.

Frère Elie des Apôtres de Dieu

Mais quelle est donc cette « maladie » ?

Par Christian Parmentier

STELLA MARIS 418

Octobre 2005 pp. 22-25 

Frère Elie Cataldo est un homme de petite stature, portant souvent une barbichette à peine marquée sur un visage tout en rondeur, avec deux yeux vifs et scrutateurs.  En mars 2004, il nous a accueillis dans son couvent en restauration et il a accepté de répondre à mes questions.

Frère Elie, quelles sont vos origines?  / — Mes parents Cataldo avaient déjà accueilli cinq filles et deux garçons quand je suis né, le 20 février 1972, à Francavilla Fontana.  Ils étaient loin de se douter des desseins particuliers de Dieu sur moi, et ils mettront longtemps avant de comprendre pourquoi j’étais “malade” à chaque Carême au point de ne pouvoir manger.  Dans cette belle campagne des Pouilles, au milieu de ma grande famille chrétienne de cultivateurs pauvres mais pleins d’amour, j’ai eu une enfance heureuse.  Mon père m’a enseigné tous les travaux de la terre depuis tout petit.  En troisième élémentaire, l’après-midi, j’accompagnais mon frère et nous allions sarcler la vigne.

Votre famille chrétienne vous a donc éveillé très tôt à la foi?  / — Chaque dimanche, j’allais à la messe et je servais comme enfant de chœur.  J’ai rencontré le Seigneur très tôt; je L’avais dans le cœur.  Trois fois par semaines, avec le groupe des jeunes garçons, nous nous retrouvions à l’oratoire paroissial.  Nous étions toujours une dizaine à taper dans le ballon, à jouer à colin-maillard...  Ensuite chacun a suivi sa route… la drogue pour certains…  Je ne pouvais savoir, quant à moi, ce que le Seigneur m’avait préparé.

Vous souvenez-vous de votre première expérience spirituelle marquante?  / — A l’âge de sept ans, je jouais avec mes cousins et neveux.  Je suis allé me cacher dans la chambre de mes parents quand je suis resté ébloui:  j’ai vu des anges qui tournaient dans une intense lumière;  je les regardais tourner sans cesse.  Alors, je suis allé appeler maman qui était en train de faire du pain, pour qu’elle aussi les voie.  Mais elle m’a donné une petite frappe à la tête en me disant:  «Mais qu’est-ce que tu vois, povero  Durant la période de carême, je restais toujours au lit.  J’étais toujours malade, comme encore maintenant.  Mes parents me portaient à l’hôpital, et on me mettait sous perfusion pendant ces quarante jours.  Ils disaient que j’étais mal nourri.  Mais ni ma mère ni moi-même ne pouvions savoir de quoi il s’agissait.  Plus tard, à l’âge de treize ans, j’ai même été sur le point de mourir.

Cette “maladie” était-elle permanente?  / — Non, le Samedi Saint au soir, après la visite de l’ange, j’étais déjà bien.  Et le dimanche j’étais tout à fait guéri.

Jusqu’à l’année suivante?  / — De nouveau, je tombais malade à l’entrée du Carême.  Je souffrais des mains et des pieds avec de la fièvre.  Ni maman ni personne ne parvenait à saisir ce qui m’arrivait.  Personne n’en a eu la moindre idée.  Les docteurs eux-mêmes ne réussissaient pas à comprendre ce que j’avais.  Je ne parlais pas, j’étais mal, je ne mangeais pas et je passais 40 jours sous perfusions.  Adolescent, je pensais avoir une forme de grippe.

C’est mystérieux, ça!  / — Mystérieux, mais vrai.  Maman qui vit toujours en témoigne.  Maintenant elle dit:  «Voilà pourquoi, quand on allait chez quelques spécialistes, qu’on te portait ici et là, ils disaient:  ce garçon est sain, il n’est pas malade.  Mais personne ne parvenait à comprendre la raison de cette “maladie”».

La manière de faire de Dieu est étonnante!  / — Oui, et quand j’ai découvert ce que c’était, j’étais au noviciat.  A l’âge de 12 ans, je voulais entrer au couvent, je l’ai annoncé aux frères capucins.  Les frères ont rendu visite à ma famille, mais ma mère n’a pas voulu que je parte.  J’ai arrêté l’école à 15 ans et j’ai travaillé dans les champs avec ma famille.  Puis, j’ai fait une requête pour un emploi à la poste.  J’ai passé un concours et, après une période d’essais, ils m’ont embauché à Milan où j’avais mon oncle; je n’étais pas seul.  Plus tard, je me suis logé seul.  Chaque jour, à 5 heures, j’allais à l’église pour prier le chapelet et suivre la messe.  A la poste, il manquait un caissier.  J’ai repassé un concours, et ils m’ont mis au guichet, pour les paiements et recouvrements…  Je me souviens qu’à cause d’une erreur, j’ai dû mettre 100’000 lires de ma poche!

De fait, durant ces trois années où je travaillais à la poste, pendant le Carême, j’étais mal, je tombais à terre, on me conduisait aux urgences.  Une fois, le médecin m’a dit que j’avais une lésion cérébrale, mais à midi, la lésion avait disparu!  Je ne parvenais plus à travailler.  «Mais que t’arrive-t-il?», me disait-on.  Je me souviens qu’un jour où j’étais en train de conduire, j’ai senti que la tête me tournait…  Et j’ai fait les 40 jours du Carême à l’hôpital sous perfusions.  Un jour de 1985, le directeur me dit:  «La postière est malade, porte un paquet au couvent des Frères capucins à Milan. »  J’y suis allé et j’ai trouvé les Frères.  Pour moi, cela a été une grande joie quand ils m’ont ouvert leur porte;  il me semblait que j’étais chez moi.  De fait, il y avait en moi une attente que j’ignorais.  Le silence, l’accueil… deux heures sont vite passées.  Vers 17 h, je suis rentré.  Le directeur était furieux!  Mais moi j’étais heureux parce que j’avais trouvé ce que je n’avais pu avoir quand j’étais enfant.  Cependant, je ne me sentais pas prêt pour entrer, mais je priais.  Dans un premier temps, je suis entré comme familier et, pendant six mois, j’ai réfléchi et j’ai vu que j’avais l’appel intérieur.  Alors j’ai fait deux années de postulat, puis douze années de couvent avec des vœux simples que je devais renouveler chaque année.

Durant le noviciat, je ne comprenais toujours pas.  Mais j’avais le corps couvert de gros bleus, comme quand on te frappe.  Je me demandais si je ne forçais pas trop sur les mains.  Mais déjà enfant, sitôt les Cendres, j’avais mal aux mains… ainsi qu’aux cous-de-pied.  C’est comme du feu.  Voyez quand je fais comme ça (le frère appuie sur son poignet), c’est tout de suite noir.  La coupure part d’ici à là.  Chaque jeudi soir, les plaies s’ouvrent et le vendredi, elles sont toutes ouvertes.  Et le dimanche, elles sont bien refermées.

Après le noviciat, je ne me sentais pas bien, cela me faisait mal, ça me brûlait.  Et l’infirmier me disait: «Mais quelle chose étrange tu as toi!»

Vous n’aviez pas encore compris?  / — Moi, je pensais que c’était le feu de saint Antoine.

C’est-à-dire?  / — Ce sont des plaies avec de l’eau qui me brûlaient.  Cela me faisait mal à me rendre fou; et je pleurais tellement je souffrais.  Finalement, on a appelé une dame, une amie, Mamma Anna, qui s’est écriée en arrivant:  «Mais qu’est-ce que tu as? tu me rends folle!»  J’ai retiré mon vêtement et j’ai dit:   «regarde là et là ce que j’ai… je n’arrive pas à comprendre.»  Je n’avais même plus la force de prendre une bouteille à la main et de tourner le poignet pour verser, tellement cela me faisait mal…  Elle me conseilla d’aller voir un médecin, tandis que mon ami, le Frère infirmier, murmura:  «Espérons que ce ne sont pas les choses auxquelles je pense!»  Je lui demande:   «Mais à quoi penses-tu? Je n’en viendrais pas à bout?»  Il me répond:  «Non, non, espérons.»

Trois jours plus tard, je le croise dans le corridor, je l’arrête et lui dis:   «Ecoute, Philippe, dis-moi la vérité, qu’est-ce que j’ai? Que penses-tu?»  Je pensais, moi, à une maladie comme une tumeur ou à ce feu de saint Antoine.  Et lui me dit:  «Ce sont les stigmates!»

            Quand il m’a dit cela, il m’a rendu confus:   «Mais comment?  Cela, des stigmates?  Cela, moi je l’ai depuis toujours!»  «Cela, ce sont des stigmates!»  Je me suis dit:   «Celui-là, il est fou!»  Et il me dit:  «Va voir ton Père spirituel, va lui parler.»  Je ne voulais pas de ça, je ne le croyais pas, j’ai combattu.  Voir le Père spirituel?  Mais qu’est-ce que je devais lui dire?  Je devais commencer une ouverture et lui parler.  Je voulais entamer le dialogue.  Mais je ne pouvais pas arriver en disant:   «Regarde, ce que j’ai là!»  Je tournais et cherchais à lui parler de ça.  Alors je lui ai demandé:   «Padre Natale, vous y croyez vous, aux apparitions?»  Et lui m’a répondu:  «Que cherches-tu!  Tu ne dois pas croire à ces choses-là!»  D’entendre cela, le monde m’est tombé dessus!  Je ne me suis pas senti compris.

            Le Frère Serge, un confrère qui maintenant est devenu prêtre diocésain à Gênes… m’a aidé en tout et pour tout.  Il me disait de rester calme, de prier...  Je ne l’ai pas accepté tout de suite, j’ai lutté presque une année avant de finir par dire:   «Si c’est ce que veut le Seigneur, je l’accepte.»  Au monastère, quand je m’évanouissais et tombais à terre, ils me prenaient, me tiraient et me laissaient à terre dans ma chambre.  Je pouvais rester trois jours ainsi sans avoir la force de me relever.

Votre frère infirmier qui a diagnostiqué vos stigmates n’a-t-il rien dit?  / Non, il est rentré à Gênes, parce qu’il était de cette province.  J’étais dans la province Lombarde, qui recevait des frères des diverses provinces pour leur formation.  Mais ensuite, ce frère a donné son témoignage...  Finalement, ce sont les autres qui m’ont fait comprendre que c’étaient des stigmates.

Donc le Seigneur ne vous a pas fait prévenir, comme par exemple pour Marthe Robin, quand sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus est venue dans sa chambre l’avertir…  / — Moi, je voyais la Madone.

A ce moment?  / — Non, je veux dire même quand j’étais petit et que je jouais avec mes amis, et mes cousins, je voyais la Madone, et je le leur disais.  Mais mes cousins prenaient toujours ça à la rigolade, comme un jeu.  Cependant, je les emmenais prier à l’église.

Donc vous avez toujours eu ces visites.   — Oui.

Et vos parents vous croyaient?  / — Non, ils disaient:  «celui-là, il va toujours à l’église, c’est son truc…»

Mais vous, vous voyiez la Madone.  / Oui, quand je la voyais, elle me souriait et me faisait prier;  elle me disait:  «Prions» et je priais.  Après, elle me disait:  «Prions pour tes amis.  C’est bien que tu les portes.»  Mes cousins venaient avec moi et je leur disais:   «Je viens avec vous, mais vous, venez d’abord avec moi prier à l’église.»

La Madone, vous souvenez-vous de la première fois que vous l’avez vue?  / — Oui, bien sûr, je me souviens que nous jouions à cache-cache;  je suis tombé du toit, et elle m’a donné la main et elle m’a dit:  «Fais attention!  Puis elle ajouta, après :  Viens me retrouver, nous devons prier.»

Et qu’avez-vous pensé de cette rencontre inhabituelle?  / — Comme mes amis ne me croyaient pas, je ne disais plus rien à personne et je me cachais pour prier.

Et votre méditation personnelle?  / — C’était au jour le jour, elle me faisait marcher de l’avant.

Parce qu’elle est venue souvent?  / — Oui, oui, je la voyais tous les jeudis.

Comme une enfant?  / — Je la voyais comme… ( est mon sac?)  J’ai une photo de la Madone, qui m’est personnelle.  Après l’interview, je te la ferai voir (mais après, nous avons oublié!).

Comment est-elle?  / — Très belle, elle était très heureuse, toujours souriante.

Donc la Madone vous a accompagné...  / — Elle m’enseignait à prier, à faire mon acte de contrition, à prier pour les autres, à prier pour tous ceux qui ne savent pas prier, à m’extraire et à me retirer seul, dans le silence;  elle m’enseignait à réfléchir, elle m’enseignait à donner un sourire à quelqu’un qui souffre, à le toucher pour lui faire comprendre qu’il n’est pas seul.

Elle vous donnait aussi des conseils pratiques, fais ceci, pas cela…?  / — Non.  Uniquement des conseils sur la prière.

Et quand vous faisiez quelque chose de mal?  / — Elle me tirait les oreilles et me disait des fois que je ne devais pas faire ces choses, que je ne devais pas raconter de mensonges.  Je lui disais que ma maman ne me croyait pas du tout.  «Cela ne fait rien!  Même si ta maman ne te croit pas, ta maman ne sait pas.  Et toi ne lui dis rien.  Mais, prie, parce que oui, un jour, ta maman comprendra.»  Alors je n’ai plus rien dis, d’ailleurs je suis secret.  Si je ne dois rien dire, je ne dis absolument rien.

Donc vous avez eu dès l’enfance une familiarité régulière avec la Madone?  / — Oui.

Elle vous guide toujours?  / — Toujours!

De quelle façon la voyez-vous, sous quel mode, c’est une vision…?  / — Et vous?  Comment voyez-vous une personne quand vous lui prenez la main?

Je la vois comme je vous vois!  / — C’est ça.  Comme je vous vois.

Et vous avez aussi des locutions?  / — Oui.

Seulement avec la Madone, ou aussi avec Jésus…  / — Quelquefois mon ange se présente, d’autres fois, c’est le Seigneur, d’autres fois, la Madone…

(à suivre)

Consignes à propos des demandes pour le Frère Elie à partir du Québec

Pour vos requêtes et demandes de prière 

vous pouvez aussi écrire à l’adresse suivante en italien :

Frère Elie Cataldo

Convento Fra’ Elia degli Apostoli di Dio,

Voc. S.Francesco,

1- 05032 Calvi dell’Umbria (TR)

ITALIA

Frère Elie lit toutes les lettres et regarde les photos;  il les bénit et les déposent dans une corbeille devant l'autel de la chapelle.  Chaque jour, il prie pour toutes les intentions confiées.  Ne pas attendre de réponse.

 

 

Frère Elie des Apôtres de Dieu

STELLA MARIS 412

Mars 2005 pp. 28-30

 

Fondée par le Frère Elie, la nouvelle communauté religieuse nommée «les Apôtres de Dieu» a été officiellement inaugurée par l’Eglise au couvent de Calvi dell’Umbria, dans la province de Terni, le 28 décembre 2004.

Avant d’en arriver à ce jour, frère Elie a vécu plus de 10 années de vie religieuse comme frère capucin.  Finalement, après une longue recherche et le discernement de ses supérieurs, il a accepté d’accomplir la volonté de Dieu en prenant un nouvel envol.  Frère Elie est arrivé dans ce couvent de Calvi dédié à saint Berardo, un disciple de saint François, en septembre 2003.

Le Vendredi Saint 2004, deux envoyés officiels du Saint-Siège, le docteur. Luca Moretti – consultant pour la cause des saints – (expert en faits mystiques et en neurosciences) et le docteur Franco Simonucci – psychiatre, psychothérapeute –, se sont présentés au couvent pour observer le frère Elie en train de vivre la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ dans sa chair, son âme et son esprit.  Après quoi ils rendirent leur rapport.

Peu de temps après, Monseigneur Vincenzo Paglia du diocèse de Terni – NarniAmelia, accueillit affectueusement le Frère Elie.  Après quelques rencontres personnelles, il le confia au Père Bini, des frères mineurs d’Assise, pour qu’il suive la communauté naissante en tant qu’«observateur».  Il dit alors au frère Elie:  «Souviens-toi que le Père Bini sera pour toi père, mère, supérieur et évêque, et que tu devras te soumettre à son autorité.»  Le frère, rempli de joie, acquiesça.  Frère Elie demanda au Père Bini, délégué de l’évêque, de présider la cérémonie du renouvellement de ses vœux, le 28 décembre, ainsi que la prise d’habit du frère Sergio, qui termine une année de postulat et commence son noviciat.

C’est ainsi que le 28 décembre dernier, dans la chapelle privée du couvent, en présence du Père spirituel de frère Elie, Père Oronzo Saponaro des frères mineurs de Trevi, de parents, de collaborateurs et amis, le Père Bini introduisit la cérémonie en annonçant solennellement:  «Moi, délégué de notre cher évêque Mgr Vincenzo Paglia, représentant de l’Eglise, je suis ici avec vous pour célébrer le projet de Dieu sur un homme… pour donner à Dieu la réponse qu’il voulait, la réponse d’un homme qui chemine en pleine liberté sur la route qu’Il lui a tracée.  C’est un événement historique:  nous sommes en train de participer à la naissance d’une nouvelle communauté religieuse, une congrégation qui entend vivre selon sa propre règle, celle des «Apôtres de Dieu». Bienvenue et qu’elle soit bénie!»

Et la messe commença dans un climat d’intense émotion.  Après l’homélie, frère Elie prononça ses vœux religieux selon la Règle des Apôtres de Dieu, dans les mains du Père Bini.  Et avant la bénédiction finale, le Frère Sergio-Maria fit sa demande et reçut l’habit blanc bordé d’un liseré vert des Apôtres de Dieu, des mains du frère Elie, tandis que l’assemblée applaudissait, les larmes aux yeux.

La cérémonie se termina par l’intervention du Père Oronzo, Père spirituel du Frère Elie:  «Je suis très ému…  Je ne sais comment vous vous sentez, vous…  Je suis le plus vieil ami du frère Elie, je le connais depuis quinze ans et je l’ai toujours suivi, et même comme Père spirituel… C’est pourquoi vous pouvez imaginer combien est immense ma joie de le voir poursuivre sur sa route difficile, sans hésitations, mais confiant, dans son incroyable foi.  Comme l’a déjà dit le Père Bini, les vœux que frère Elie a renouvelés sont sa réponse au dessein de Dieu sur sa vie.  De même, le geste que frère Sergio a accompli avec courage est le début de la réponse à Dieu sur sa propre vie.  Que chacun de nous réfléchisse à ce que pourrait être le projet de Dieu sur sa vie.  Chacun de nous a reçu des dons du Seigneur et il a le devoir de les faire fructifier…»  Après quoi la maman du Frère Sergio devait lui exprimer ce que son cœur lui dictait, mais elle était trop émue et ne put parler.  C’est au cours du repas qu’elle réussit à transmettre son message:  «Tu dois savoir, mon fils, qu’avant que tu naisses, je t’avais déjà offert au Seigneur.  Je t’avais offert à lui, parce que tu étais en danger de mort.  J’ai supplié:  Ecoute-moi, Seigneur, toi qui nous as dit:  demandez et il vous sera donné, je te supplie de tout mon cœur de faire naître cet enfant et moi, je te le donne.”  Et puis, j’ai continué à prier pour que tout se réalise, y compris quand, au fond de moi, je sentais que le moment venu, il t’appellerait.  Mais il a fait bien davantage!  Il t’a appelé aux côtés de frère Elie, son fils de prédilection et maintenant je suis là devant vous et je n’arrive pas à y croire!  Quelle immense joie!  Merci Seigneur!  Maintenant, je te prie garde un cœur pur à mon fils, un cœur plein d’amour et de tendresse en tout ce qu’il vit, pour qu’il puisse se maintenir dans ton rayon de lumière, uni à frère Elie, pèlerin dans le monde et pour le monde, et qu’il puisse porter à son accomplissement le projet que tu as voulu.  Et toi, Frère Sergio-Maria, que tu aies la force de suivre l’exemple du Bon Pasteur, qui est venu appeler les pécheurs et non les justes.  Je dis merci à frère Elie pour tout, spécialement pour ce que nous avons pu apprendre par toi.  Tu as été appelé pour relever et rétablir l’homme en lui proposant les enseignements du Christ qui n’a jamais cessé de frapper à la porte de notre cœur pour entrer avec ses dons qui sont le pardon, l’amour, la paix.  Que Dieu t’illumine et te soutienne toujours.»

D’après une relation de Fiorella Turolli

Naissance de l'habit des Apôtres de Dieu

Avec Elie, nous parlâmes longuement de son futur habit notamment de la couleur du manteau:  gris?  marron?  Elie dessina le modèle et me demanda de l’accompagner pour chercher l’étoffe pour le prototype.  «Qu’en dis-tu, si nous mettions des liserés verts aux poignets et sur le manteau?  On remarquera ainsi la différence avec les autres Ordres…»  «Comme tu veux, ElieOui , les liserés seront certainement bien… »

Nous ne trouvions jamais le temps pour aller choisir la fameuse étoffe.  Une fois encore, la Providence nous vint en aide.  Myriam, qui était au courant du désir d’Elie, s’offrit pour l’accompagner dans un magasin spécialisé où il aurait un ample choix.  Puis, elle le conduisit chez sa couturière qui, en quelques jours, sut confectionner l’habit exactement selon le dessin, avec les plis, les poches et les liserés verts correspondants.  Elie fut très satisfait du résultat, et, quand vint le moment d’aller le chercher, il m’invita à aller avec lui chez Myriam pour le dernier essayage.  Et je le vis ainsi pour la première fois, heureux comme jamais, vêtu de blanc, presque intimidé par l’importance de ce symbole.  Il me semblait voir un enfant à sa première communion.  «Comme tu es bien, Elie, furent les seules paroles que je réussis à dire, tandis que j’allais vers lui pour l’embrasser.

                      Fiorella Turolli, Frère Elie Tome 1, page 171

 

Frère Elie des Apôtres de Dieu

Extraordinaire charisme d’exorciste

Par Christian Parmantier

STELLA MARIS 411

Février 2005 pp. 19-22

 

Après avoir narré les circonstances de sa rencontre providentielle avec frère Elie (SM 410), Fiorella Turolli nous découvre les charismes et la personnalité de cet «Apôtre de Dieu».

C’est lors de la présentation de votre livre que le Frère vous a étonné?

Pour la présentation publique de mon livre, Frère Elie, charismes et stigmates, l’éditeur m’a demandé de venir avec le frère Elie.  Mais lui ne voulait pas venir;  j’ai dû insister.  Il n’a pas dormi de la nuit.  Il avait peur des gens, et pendant que je présentais le livre, il se tenait à côté, dans une petite pièce.  Les gens demandaient:  «Mais où est le frère Elie…  Le lendemain, on présentait le livre à Spinea, près de Venise, devant 500 personnes.  Le Seigneur a voulu qu’il manifeste son charisme.  Alors qu’il s’était mis dans un salon à l’arrière, et que j’avais commencé à faire la présentation du livre, il est brusquement sorti de la pièce et m’a demandé de dire aux gens de rester sur place, qu’il descendait au milieu d’eux.  Je n’avais pas fini l’annonce que le frère était déjà parmi la foule immobile, suivi du prêtre et d’un diacre.  Il s’arrête devant une femme apparemment tranquille et la bénit.  On entendit alors un rugissement effrayant, suivi d’une horrible voix masculine qui hurlait:  «Tu me rends fou… comme tu pues!  Je promets de te faire mourir…  Va-t’en, va-t’en!»  Et dans une furie démesurée, la femme se déchaîna contre le frère Elie, cherchant à le griffer en émettant un liquide verdâtre, tandis que des hommes du service d’ordre tentaient de la tenir.  Mais le frère ne se laissa pas impressionner; il lui mit calmement sa croix sur le cou.  Il ne vit rien, il n’entendit pas les injures de cette bouche, il ne sentit pas le crachat le frapper.  Après une lutte dure et exténuante, la femme s’effondra épuisée.  Tandis que tous sentaient un parfum suave de roses qui émanait autour de la personne du frère, il poursuivit sa route vers d’autres personnes, sept.  Elles se débattaient, crachaient… et il les arrêtait, les mettait à terre, sous son genou et les délivrait du malin par son don d’exorciste.

Le Seigneur lui a donné son baptême du feu!

J’étais bouleversée, je n’avais jamais vu de possédés en réaction.  Toute l’assemblée a vu cette personne voler et tapoter le plafond avec son ventre!  Tous ont entendu une femme parler avec une voix d’homme.  Une autre faisait des contorsions, une autre a fait tout le tour de la salle avant de tomber devant moi.  Et, en mettant son genou sur la personne avec force, j’ai bien vu qu’il la libérait.  Jusqu’ici, frère Elie avait seulement fait œuvre d’exorciste pour l’une ou l’autre personne.  Il ignorait qu’il pouvait le faire ainsi, n’ayant rien appris de cette question.  Puis, il s’est mis à parler face aux gens.  C’était la première fois que je l’entendais, lui qui disait ne pas savoir parler!  Il a expliqué que les gens possédés, quand ils sont perturbés, faisaient des choses humainement impossibles:  changer de voix, y compris d’animaux, développer une force extraordinaire, qu’ils avaient des expressions particulières du visage…  Puis il pria, en action de grâce, et dit à l’assemblée:  «Jésus est ici au milieu de nous, il vous caresse le dos… sentez un frisson chaud… accueillez sa caresse avec joie … certains parmi vous guériront…»

Vous avez pu le vérifier?

Effectivement, certaines personnes sentirent que leur mal s’en allait, mais elles n’eurent pas le courage de témoigner immédiatement, craignant que leur amélioration subite ne provienne d’une suggestion.  Mais de retour chez elles, elles me téléphonèrent que la prochaine fois, elles témoigneraient:  La leucémie s’est arrêtée; le bustier a été ôté; la paix est revenue; la tumeur régresse; l’infirme s’est levé de son lit…  Et de fait, le mois suivant, une femme venue à la première assemblée témoigna:  «Depuis trente ans, je souffrais beaucoup de douleurs dans les os et d’ostéoporose, surtout à la hanche.  Malgré les nombreux traitements expérimentés, il n’y eut aucune amélioration.  Quand frère Elie me regarda, en disant que quelques-uns guériraient, j’ai senti un grand parfum en même temps qu’un frisson chaud dans le dos.  Mais je ne croyais pas que ce pouvait être pour moi, je ne m’en sentais pas digne…  Soudain, je me suis sentie bien et le soir, j’étais certaine de ma guérison: je ne ressentais plus aucune douleur. »  Tous voulurent se faire bénir d’un petit signe de croix par le frère Elie.  Certains lui présentaient des photos de leurs proches.

Et le frère, qu’a t-il dit après cette expérience de l’Esprit?

Au retour de cette “première”, frère Elie prit le volant et me demanda simplement:  — « Alors, comment ça a été?»  Je lui ai aussitôt demandé:  « Comment as-tu fait, Elie, pour découvrir directement dans cette foule ces gens perturbés?»  — « Parce que, de l’autel, je voyais des flammes derrière elles.  Quand je suis arrivé à la dernière personne, celle qui est tombée devant toi, j’ai entendu derrière moi une voix qui disait:  “Va-t’en, bête immonde!”  C’est moi qui ai pensé cela, quand je l’ai vue essayer de mordre.  Ne le fais jamais plus, parce que si je me distrayais, il me tuerait!  Je dois être présent. »  Comment faisais-tu pour être présent?  — « Je voyais seulement un cercle de lumière aveuglante qui me guidait par-devant et je prenais les mains…  Si je sors de cette concentration, il me met dehors. »

Qu’avez-vous vu de ses charismes?

Le lendemain des Cendres, il me dit:  —  «Je dois avoir pris un rhume, parce que je ne peux pas bien digérer!»  Il avait oublié qu’il était entré en Carême, et qu’il ne pouvait plus manger.  L’année 2003, l’ange lui a dit qu’il pouvait manger du pain et des herbes amères.  Mais il ne gardait pas le pain blanc, jusqu’à ce que nous trouvions un pain complet.  Ce n’est pas un homme à jouer à l’ascète et à dire:  je vis de prière!  Il mangerait bien.  C’est un homme joyeux, avec un caractère fort.  Mais quand il est en forme, il te fait mourir de rire.  Il est vraiment sympathique.  Le matin de la semaine sainte, je devais aller l’assister.  J’ai été réveillée par un son de corne, comme un cor.  Ce qui m’a beaucoup convaincue, ce n’est pas tant les stigmates, mais la fustigation, fouetté sur la colonne, puis la couronne d’épines qui se forme, avec le trou dans l’oreille, le sang qui sort de partout.  J’ai compris que c’était plutôt une calotte qui recouvrait toute la tête, parce qu’il ressent les épines de partout.  Et il se les enlève non seulement sur le côté, mais partout.  Et puis de temps en temps, il dit:  — «Ah! cette lumière qui m’aveugle…» et pendant une heure ou deux, il a comme une lumière immense qui le revêt et qui probablement le maintient en vie.  Maintenant, passé jeudi minuit, s’ouvrent les stigmates.  Il passe la nuit à se rafraîchir, parce que ça le brûle.  On sent le parfum.  Et le vendredi et samedi, ses plaies se cicatrisent.  Durant tout le carême, il jeûne et souffre davantage.  La semaine sainte, il vit une grande passion sanglante.  Quand il prie pour une intention, l’ange le prend, et lui dit tu dois faire ceci, cela.  Le Frère ne décide rien lui-même.  Il est au service du Seigneur.  Ce sont les anges qui le conduisent à certaines personnes déterminées.  A prier à certaines places, pour certaines intentions.

Il a aussi un don de bilocation?

Je l’ai vu en bilocation trois fois, dont une, avec son habit de frère.  Une fois, huit personnes l’ont vu ensemble dans un salon.  La première fois, j’étais devant la télévision, mais je ne la voyais pas et je l’ai vu debout devant moi et il m’a dit:  — «Ne te soucie de rien, j’ai tout arrangé.»  J’ai compris tout de suite qu’il n’était pas réel, bien que son visage soit normal, comme ses habits, mais je voyais une aura dorée tout autour de son corps.  La seconde fois, par reflets, dans mon dos, je l’ai vu entrer et avancer tout doucement, alors que je téléphonais.  Comme il me fait des farces de temps à autre, j’ai continué la conversation, en faisant celle qui n’avait rien vu, et quand je me suis retournée, il n’y avait personne.  Ceux qui l’ont vu ne l’ont pas entendu parler, mais se joindre à leurs prières, puis il a disparu.  Ils l’ont cherché, mais personne.

Il y a aussi des guérisons?

Frère Elie a un don de guérison.  Il écoute et il prie seulement, il donne une parole, mais il met rarement les mains sur les maladies.  Récemment, il est allé chez une dame qui était enceinte, le docteur avait diagnostiqué une maladie chez le fœtus, et cette femme voulait recevoir la force pour ne pas faire un avortement.  Frère Elie lui a mis la main sur le ventre et a seulement dit:  — «Va, va».  Et le bébé est né sain.  Habituellement, les guérisons arrivent par la prière.  Il peut faire un geste, faire une croix, toucher par compassion, mais pas comme un guérisseur.  C’est Dieu qui fait:  il sait, Lui, ce qu’il y a et ce qu’Il veut faire.  Quand il visite un malade grave à demeure, il lui impose les mains.  Mais quand il est en mission, il prêche, mais il n’impose pas les mains.  Il dit qu’il ne fait pas le guérisseur.  Il se contente de prier.

Frère Elie, charismes et stigmates

STELLA MARIS 410

Janvier 2005 pp. 1-4

Nous avons découvert le Frère Elie, stigmatisé aux nombreux charismes, à travers deux livres de Fiorella Turolli que les Editions du Parvis publieront en février sous les titres:  Frère Elie, charismes et stigmates (tome 1) et Frère Elie des Apôtres de Dieu (tome 2).

Avant de rencontrer ce Frère, nous avons désiré rencontrer l’auteur, témoin privilégiée choisie par Dieu, pour l’accompagner dans sa mission.  Dans cette première partie, elle nous fait connaître les circonstances de cette rencontre extraordinaire et ses surprises.

Quand elle rencontre le frère Elie pour la première fois, les 8 et 9 septembre 2000, Fiorella Turolli est aux prises avec mille problèmes à gérer dans son négoce de cosmétiques et dans son foyer.  D’emblée, ce frère lui parle comme s’il la connaissait depuis toujours, lui indiquant les raisons de la crise.  Son mari est stupéfait d’entendre de la bouche du frère des faits inconnus même de sa femme.  L’irruption de ce frère dans la vie de cette famille va bouleverser leur vie, apportant lumière et paix par-delà une multitude de petits faits surprenants:  présence d’anges, objets qui se déplacent, visites impromptues en bilocation, sons de cors…

Quand le Seigneur nous fait demander ce qu’il veut nous donner

Avant de rencontrer le frère Elie, Fiorella vivait distancée de l’Eglise.  Elle cherchait plutôt Dieu à travers des livres de type oriental, et elle pensait être en contact avec le divin présent en elle.  Toute petite, elle allait à l’église, et a même fait un peu de catéchisme, mais sans jamais entrer dans les mystères de la foi.  Elle a fait sa scolarité en école catholique à Menzingen en Suisse jusqu’à 18 ans, mais elle vivait la religion comme une obligation contraignante…  Pourtant, elle reconnaît avoir reçu de Dieu beaucoup de grâces.  (Il a notamment sauvé un fils en fin de cancer et tiré deux autres enfants de la drogue).  Si bien qu’un jour elle s’est exclamée:  «Seigneur, tu as tant fait pour moi, que je voudrais faire quelque chose seulement pour toi, pour te remercier»!  Et voilà que la semaine suivante, elle rencontrait le frère Elie!

Fiorella, comment avez-vous rencontré Frère Elie?

Pour les vacances, avec mon mari, nous avions coutume d’aller nous reposer aux Caraïbes.  Mais comme le chien était malade, mon mari a décidé qu’en août 2000, nous resterions en Italie.  Un de nos amis nous a proposé une location dans les Pouilles, au bord de la Mer Ionique…  A la plage, je partageais alternativement mon temps entre repos et lecture.  Tandis que je parlais avec mon mari, Maria, une dame assise à côté de moi, m’a brusquement demandé:  — « Mais vous, vous êtes de Bergame? »

« Oui. »

—  « Vous n’avez jamais entendu parler de frère Elie? »  « Non. »

« Mais vous savez, un stigmatisé,… »  « Non, je n’en n’ai jamais entendu parler, et puis, je suis loin de ces choses, même si j’ai fait quelques fois un pèlerinage… je ne fréquente pas les charismatiques. Cela ne m’intéresse pas. »  Mais cette dame insistait :

« Comme je ne suis jamais parvenue à parler avec lui, parce qu’il change souvent de lieu, si j’allais à Bergame, vous m’accompagneriez? »  « Si vous voulez (par politesse). »  Entre-temps, sur la plage sont arrivés d’anciens compagnons d’école du frère Elie.  Et elle me dit:  — « Voyez, mon neveu était un ami d’école de ce frère Elie.  Il vous racontera tout. »  Moi, cette histoire ne m’intéressait pas.  Mais elle poursuivait:  — « Vous savez, Padre Pio vient lui parler, il fait de la bilocation, il lit dans les âmes, un parfum émane de sa personne, ceux qui s’approchent de lui peuvent avoir des enfants, comme mon neveu… »  Et elle m’a raconté toute son histoire.  Les vacances finies, le jour même de mon départ, entre divers coups de fil, deux jeunes femmes sont arrivées de chez le frère Elie.  Elles m’apportaient le numéro de son portable.  Etonnée, j’ai demandé pourquoi?

« Eh bien nous lui avons dit que nous avons fait la connaissance d’une dame de Bergame…, et lui, aussitôt, nous a demandé si elle était petite. »  Sur notre réponse affirmative, il nous a donné son numéro de portable pour vous.  Je ne savais qu’en faire.  Des problèmes, j’en avais aussi…  Et de retour à la maison, je ne l’ai pas appelé.  J’avais beaucoup à faire, nous préparions une foire…  Trois jours avant l’ouverture, Maria m’appelle:  — «Ecoute, j’ai su que le frère Elie est revenu à Bergame.  Je voulais aller le voir, mais je me suis cassé le pied, et je ne peux y aller.  J’ai annulé notre rendez-vous, mais toi, tu peux y aller.»  Mais je lui réponds:  «Quand je reviendrai de la foire, tu seras mieux, j’irai te prendre, nous irons ensemble; maintenant, je ne peux.»  Après deux minutes, elle me rappelle:  — «Frère Elie a dit de l’appeler immédiatement, c’est urgent.»  Moi, je me suis un peu effrayée.  Mais mon mari présent a insisté:  — «Appelle-le, appelle-le!…»  Je me demandais ce qu’il voulait me dire avec cette urgence;  c’est lui qui m’a cherchée.  Je l’appelle, j’entends:  — «Ciao!  Comment vas-tu?  Dis-moi ce que je dois faire…»  Il m’a fait des offres pour la foire, comme s’il me connaissait bien, alors que personne n’avait rien pu lui dire de moi.  Je savais qu’il était voyant et qu’il avait ce charisme de connaissance des âmes.  Lui savait tout de moi, il a donné mon âge de suite,…  Quoi que je pense, lui le sait!  Même pour des choses futiles.  Je me suis souvenue qu’une fois, il avait lu dans mes pensées à propos de mousse de bière et il m’avait interrogée en souriant!  Il capte et il comprend les paroles que je voudrais dire.  Des autres, il sait si elles mentent…  Quand il dit à une personne:  — «tu devrais faire comme ça», il faut être attentif.  Mais comme ce n’est pas comme ça que la personne voit les choses, elle fait à son idée.  Avec le recul du temps, se vérifie ce qu’il avait dit; il ne se trompe jamais.  La raison en est que le temps est notre mesure.  Mais dans la pensée de Dieu, tout est présent.  Donc, le frère Elie sort de notre temps.  Par exemple, la guerre de l’Irak, il me l’a annoncée un an avant, jour pour jour.  Mais il ne l’avait pas compris.

Je suis allée à sa rencontre avec la voiture.  Il m’a immédiatement reconnue.  Je l’ai vu traverser la route, le visage rond et souriant avec de grands yeux foncés.  Moi, j’imaginais un maigrichon, comme saint François.  Il était grassouillet, petit, avec un maillot rouge et des sandales.  J’ouvre la portière et nous partons vers la maison:  — «Tu sais, je suis, moi aussi, un herboriste comme toi…».  Suite à une vision, il me cherchait dans toutes les parfumeries de Bergame, alors que je travaille dans un laboratoire.  Son ange, Lechitiel, lui avait dit:  «Tu connaîtras une personne, plus petite que la moyenne, elle fera tel signe de la main — et de fait j’ai fait ainsi —; par cette personne, toutes les portes s’ouvriront.»  Dans la voiture, le frère Elie me parle de mon mari, Gualtiero, tel que moi seule pouvais le connaître.  Rendus à la maison, pendant une paire d’heures, sans embarras, le frère lui parla toujours plus profondément et personnellement.  Puis il se présenta, nous montrant même les traces de la Passion sur son corps.  Nous n’avons pas douté un seul instant de ses paroles.  C’est en le reconduisant chez lui que l’idée m’est venue de lui demander si quelqu’un avait déjà écrit son histoire.  — Mais le frère ne veut entendre parler ni de notoriété ni de publicité.  Il s’oppose à cette idée. — J’ai dû argumenter que cela aiderait les gens à croire, de savoir que Dieu est proche de chacun, qu’il se sert de qui il veut… et finalement il a accepté que j’écrive ce livre.  Lors de la rencontre suivante, le frère déclare:  — «j’ai beaucoup pensé à notre rencontre,… je ne suis pas parvenu à m’expliquer pour quelle raison j’ai été envoyé vers vous.  J’ai pensé que peut-être vous auriez quelque chose de grand à faire et que je pourrais vous aider.»  Mais je lui ai répondu que ce serait plutôt nous qui l’aiderions à faire quelque chose de grand.  Le lendemain, il nous dit:  — «J’ai eu des visions alors que je pensais à vous.  Je me trouvais dans d’autres lieux, il y avait beaucoup de gens malades…  Toi, Fiorella, tu couvrais les plus faibles, tandis que moi j’immergeais les malades dans une grosse vasque de marbre…  Après le bain, beaucoup guérissaient.  On m’a montré un bout de la vie que nous avons à vivre ensemble.  Aujourd’hui, c’est comme si je vous avais retrouvée…  Entre nous il y a un lien qui est au-delà du temps et de l’espace.  Parmi toutes les personnes que j’ai connues, je sais maintenant que vous êtes l’attelage pour ma vie future…  Ceci m’a été dit…»

Et il vous a inspiré confiance immédiatement?

Comme je me posais cependant des questions à son sujet et que je ne voulais pas être trompée par un simulateur, j’ai demandé à une amie charismatique, en relation avec les anges, s’ils n’avaient pas quelque chose que je devais savoir sur lui.  Le lendemain, je reçois cette réponse:  «Cette personne est une créature de lumière.  Elle est comme nous, m’ont dit les anges, et tu le sais Fiorella!  Et elle ajouta:  Il t’a été envoyé… il n’existe au monde qu’une ou deux personnes comme lui et, en outre, je ne comprends pas pourquoi, ils m’ont dit qu’il a été marqué par Dieu.  Qu’ont-ils voulu dire?».  Le message des anges confirmait les stigmates.  Comme Elie ne savait que faire de ses charismes, il a passé un diplôme de réflexologie.  Il disait:  — «Si je suis un guérisseur, je ferai le guérisseur.»  Il est allé voir le Professeur Margnelli (1) pour vérifier.  Et le professeur s’est tout de suite rendu compte qu’il avait les stigmates.  Le temps qu’il aille vérifier ses photos, frère Elie était parti, il ne voulait pas entendre parler de stigmates.  Margnelli a les photos. (cf. livre)  Le professeur ne l’a retrouvé que lorsqu’il a vu l’émission «Miracoli».  Durant la semaine Sainte en 2002, avec les électrodes, il a étudié l’extase… et il a pu vérifier que le frère Elie n’était pas sur la terre.

Avant que le Frère ne rentre au monastère en octobre 2000, je lui demande:  « Tu es allé au cinquième Ciel? »  Et lui, sur le ton le plus banal:  — « Oui, mais aussi au septième. »  « Et comment est le septième Ciel? »  Et me décrivant une spirale qui monte du bas vers le haut:  — « C’est une lumière aveuglante, toujours en mouvement… Quand j’ai vu tout cela, je ne voulais plus revenir sur la terre… »

« Et comment as-tu réussi à revenir du septième ciel…? »  — « C’est Lechitiel, mon ange gardien, qui m’a ramené, avec force…  Il s’est même fâché parce que je lui résistais. »  Frère Elie entré au monastère, je me demandais quoi écrire.  J’ai commencé par interroger les personnes qui l’ont connu, tant dans les Pouilles qu’à Bergame.  J’ai lu sur les stigmates…  J’ai cherché le certificat du Professeur Margnelli, parce que je ne le connaissais pas, et je voulais être sûre, même s’il m’avait attirée immédiatement.  Nous nous sommes pratiquement connus au téléphone.  Du monastère, de temps à autre, frère Elie m’appelait.  Et toutes les expériences charismatiques… sont arrivées.  Il m’amenait d’intenses parfums, sans se faire deviner.  Il cherchait à m’apprivoiser, car je craignais toujours que ce qui m’arrivait vînt d’une projection de mon esprit.  Et puis, il me donnait des précisions pour le livre, ou bien je lui posais des questions…  Arrivaient des lettres de témoignage de ses amis des Pouilles qui avaient appris qu’un livre se faisait sur le frère Elie.  Nous sommes allés le visiter au monastère…  C’était la Journée missionnaire et Frère Elie nous dit:  — « Les anges m’ont dit que ton livre aussi sera missionnaire. »  « Je ne comprends pas. »  — « Je dis qu’il sera traduit dans de nombreuses langues et qu’il ira dans le monde entier. Et tu devras en écrire trois autres. »  Un jour le Frère Elie, du couvent, m’annonce qu’il a enfin découvert et compris sa vocation:  — « Ma place est près des gens… il y a trop de bonnes âmes qui se sont perdues, trop de familles qui se déchirent… trop de personnes qui n’ont pas compris les enseignements du Christ…  Le Christianisme est une école pour apprendre à aimer, c’est l’amour réciproque… il n’y a plus de temps à perdre…».  « Comment feras-tu tout seul? »  — « Je ne suis jamais seul… d’ici peu, je vivrai dans une grande maison où viendront des familles entières… même les brebis perdues… les autres sont déjà en sécurité… mais je dois les réunir toutes… dans notre maison, on travaillera et on priera… Nous aurons aussi des guérisons…»  A peine deux mois après son entrée au couvent, frère Elie est revenu à Bergame; nous l’avons accueilli chez nous, le temps de trouver un logement… (à suivre)

Note:  (1).  Médecin chirurgien, directeur du Centre d’étude et de recherche sur la psychophysiologie des états de conscience…, il a aussi étudié les extases mystiques, notamment sur les voyants de Medjugorje, et le phénomène des stigmates.

 

Tous les extraits de ces textes sur le frère Elie sont tirés d’après les articles entre les années 2005 et 2008 contenus dans la revue Stella Maris de France en composant cette adresse internet et en écrivant dans les mots de la recherche Frère Elie:
http://www.parvis.ch/fr/stella-maris

 

Vous pouvez vous procurer les 3 volumes à la Librairie Médiaspaul, 3965, Henri-Bourassa est, Montréal-Nord, Qc tél. :  514-322-7341 ou au 250 rue Saint-François Nord, Sherbrooke, Qc J1E 2B9 tél.: 819-569-5535:


Fiorella Turolli, Frère Élie, charismes et stigmates, tome 1, Editions du Parvis, Suisse.  Prix : 32.95$

Fiorella Turolli, Frère Élie des Apôtres de Dieu, tome 2, Editions du Parvis, Suisse. Prix : 33.95$

Fiorella Turolli, Divine providence et Frère Élie apôtre de Dieu, tome 3, Editions du Parvis, Suisse. Prix : 45.95$

-Préparé le 11 août 2015

En Marie Reine de la Paix,

Jean-Claude Papin

tél. :  450-970-1659

P.S. :  Pour recevoir par courriel les 23 pages en WORD ci-dessus demandez les textes du frère Élie et envoyez un message à:

jeanclaudepapin@distributel.net


Vous trouverez ces textes en cliquant sur l’adresse ci-dessous :

http://www.marmoraon.ca/frerelie.html

ou
http://www.marmoraon.ca/frerelie.pdf

 

Retour à la page d'accueil

Huge selection of Nike soccer cleats,Shop for Nike HypervenomX Proximo Street IC - Black/White/Total Orange/Black,my website.